La douleur est une expérience humaine universelle et un moteur fondamental du comportement. Cependant, sa perception est subjective et fortement influencée par de multiples facteurs tels que l'expérience, l'humeur et les émotions. Bien que de nombreuses études aient révélé un réseau complexe de régions cérébrales impliquées dans l'expérience de la douleur et sa modulation, notre compréhension des mécanismes précis qui génèrent et régulent la perception de la douleur au sein de ce système reste limitée. De plus, la nature subjective de la douleur rend sa mesure difficile dans les recherches et les contextes cliniques, puisqu'elle repose principalement sur des échelles d'évaluation et des questionnaires fortement influencés par de multiples facteurs et seulement modérément fiables.
Comprendre la douleur n'est pas seulement un défi scientifique mais aussi une question de santé publique urgente. La douleur chronique est la principale raison pour laquelle les gens recherchent des soins de santé, la première cause d'utilisation des ressources de santé et la source la plus importante d'invalidité parmi les adultes actifs au Canada. Malgré les impacts importants de cette condition, les causes de la douleur chronique restent nébuleuses et son traitement continue de représenter un défi pour les cliniciens. Étant donné notre connaissance limitée des mécanismes fondamentaux sous-jacents à la perception et à la modulation de la douleur, nous avons donc une compréhension limitée de pourquoi la douleur chronique se développe et persiste chez certains individus et non chez d'autres.
Le programme de recherche du laboratoire tire parti de l'imagerie cérébrale humaine et des avancées récentes en modélisation computationnelle et en intelligence artificielle pour comprendre la perception et la modulation de la douleur normale et pathologique.